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	<title>www.JennDouBout.org</title>
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		<title>www.JennDouBout.org</title>
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		<title>CHAUDENSON ANNONCE LES RESULTATS DU CAPES DE CREOLE...6 MOIS A L'AVANCE</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=240</link>
		<date>2004-01-01 19:19:26</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Par le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;C.V.C.C.&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;(Comité de Vigilance pour le CAPES de créole)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Tout un chacun a pu entendre le sieur Robert Chaudenson déblatérer contre le GEREC-F et ses dirigeants sur les ondes d'ATV, accusant les créolistes martiniquais de tous les maux de la terre. Mais ce qu'il y a de plus grave dans les propos de ce colonialiste, c'est son affirmation plusieurs fois réitérée selon laquelle : « Il n'y aura qu'1 seul lauréat antillais au CAPES contre 7 Réunionnais ». A 2 mois du concours et à 6 mois des résultats définitifs, il s'agit là d'un pronostic qui nous renforce dans l'idée, défendue par nous dès le départ, selon laquelle les dés sont pipés dans ce concours dont le jury est majoritairement composé de gens qui s'étaient publiquement déclarés hostiles...à la création du CAPES de créole. Rappelons, en effet, que lors du premier concours, 4 Réunionnais avaient été reçus alors même qu'il n'existait pas de Licence de créole à l'Université de la Réunion. Lors du deuxième concours, 4 Réunionnais ont a nouveau été reçus alors qu'ils n'étaient toujours pas détenteurs d'une licence dans la discipline. Les postes offerts par le Ministère étant au nombre de 8, nous avions alors soupçonné un partage des postes entre la Réunion et les Antilles (où une licence de créole existe depuis 7 ans). Partage non équitable dans la mesure où les candidats réunionnais n'avaient pas la formation requise au moment où ils s'étaient présentés au concours. Malgré ce déni de justice, nous avons résisté par deux fois à l'envie de demander l'annulation des résultats devant le Tribunal Administratif, à la fois pour préserver un concours encore jeune et pour ne pas gâcher l'avenir des lauréats antillais. Nous nous trouverons cette fois-ci dans l'obligation de faire appel à la justice si jamais le pronostic de Chaudenson s'avérait vrai. Car à quoi ce monsieur attribue-t-il, 6 mois à l'avance, l'échec massif des candidats antillais ? Au fait que les membres du GEREC-F n'assurent plus, à compter de septembre 2003, la formation au CAPES de créole à l'IUFM-Martinique mais bien à la Faculté des Lettres du Campus de Schoelcher. Pendant les deux premiers concours, ces mêmes enseignants avaient obtenu 4 succès par année. Il aura donc suffi qu'ils se déplacent de 3 kilomètres (de l'IUFM-Martinique au Campus de Schoelcher) pour qu'ils deviennent subitement nuls et que les étudiants qu'ils forment (gracieusement) soient voués à l'échec ! ! ! A qui fera-t-on croire une telle ineptie ? En réalité, la raison de ce trucage annoncé est claire : il s'agit d'une collusion entre la direction de l'IUFM-Martinique, furieuse du départ des enseignants du GEREC-F, et le jury chaudensonnien du CAPES pour faire échouer les candidats formés au Campus de Schoelcher. La man&#339;uvre est claire et a été publiquement dévoilée l'autre soir par Chaudenson sur les ondes d'ATV. Nous fournirons donc à la justice, le moment venu, l'enregistrement de ladite émission. Répétons-le : Chaudenson a annoncé 6 mois à l'avance qu'il n'y aurait qu'1 lauréat antillais au prochain CAPES. Quand on sait que le jury est composé à 90% d'affidés et de porteurs d'eau de ce colonialiste, on peut légitimement penser qu'il n'a pas parlé en l'air. La justice tranchera ! Toutefois, à nos yeux, le principal responsable de ce coup bas porté aux candidats antillais est Gilbert Pago, directeur de l'IUFM-Martinique, passé depuis longtemps du trostskysme au carriérisme, qui fut traîné devant les tribunaux il y a deux ans par une documentaliste d'origine marocaine pour harcèlement sexuel et qui est actuellement sous le coup d'une plainte en justice déposée par une enseignante martiniquaise qu'il avait frappé lors d'une manifestation publique Place François Mitterand, à Fort-de-France. C'est cet individu à la moralité douteuse qui a invité le colonialiste Chaudenson à la Martinique, qui l'a convoyé de RFO à ATV et de RCI à France-Antilles, et c'est avec lui qu'a été orchestrée l'actuelle campagne de dénigrement du GEREC-F et de ses membres ainsi que le complot visant à faire échouer, dans 6 mois, les candidats formés au Campus de Schoelcher. Ses man&#339;uvres serviles à l'égard de Chaudenson et hostiles aux candidats antillais ne demeureront pas sans réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Le 30 décembre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Posté par Raphaël Confiant&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-01-01T18:19:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title>La Martinique et la CIA</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=239</link>
		<date>2003-12-30 02:36:45</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Adresse du site de la cia&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://www.cia.gov&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'hésitez pas à les contacter pour toutes réclamations.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-12-30T01:36:45Z</dc:date>
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		<title>Le mouvement de l'immigration et des banlieues toujours là...</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=238</link>
		<date>2003-12-30 02:23:37</date>
		<description>Cliquer sur le lien.</description>
		<dc:date>2003-12-30T01:23:37Z</dc:date>
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		<title>La lutte contre la globalisation... par Sub-comandante insurgente Marcos, EZLN</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=237</link>
		<date>2003-12-30 02:06:09</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Bonjour, bonsoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mon nom est Marcos, sous-commandant insurgé Marcos.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai été invité au Forum pour la défense de l'humanité pour dire quelques mots.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous remercie pour l'invitation, mais je dois vous avertir que je suis un soldat, un soldat de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN, sigles en espagnol). Je vous avertis parce que, d'après ce qu'on m'a dit, j'interviendrai avec des intellectuels et des leaders socio-politiques. Ma voix pourra peut-être donc apparaître discordante (je veux dire, en plus de l'enregistrement) et hors de propos.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Discordante ou non, il y aura peut-être dans ce que je vais dire des ponts et des coïncidences. Il arrive que parfois la plume et l'épée coïncident. Nous coïncidons parfois dans la recherche d'un débat nécessaire et d'un échange d'idées qui aident à éclaircir un peu cet horizon confus et désordonné que certains appellent histoire contemporaine et qui, par moments, fait du trivial et du grotesque un sujet d'intérêt mondial et qui, d'autre fois, fait du terrible et de l'aberrant quelque chose qui, à force de se répéter, devient un air monotone et inaperçu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je mentionnerai rapidement quelques aspects de la globalisation et du néolibéralisme ou, plutôt, ce que nous parvenons à percevoir (et à souffrir) de ces aspects, et sur les résistances en général et notre résistance en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme on peut s'y attendre, le schématisme et la réduction y dominent, mais je crois qu'ils parviennent à dessiner une ou beaucoup de lignes de discussion, de dialogue, de réflexion. Ou, mieux encore, de mémoire et de honte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« La honte, c'est ce que tu devrais avoir, pour m'avoir exclu » dit Durito qui est venu se mettre à l'abri de la pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Je ne t'ai pas exclu. Ce qui se passe, c'est qu'on ne t'a pas invité mais moi, si » lui dis-je en cachant le tabac discrètement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« L'un va avec l'autre. Dans le cas présent, un nez avec une carapace. Ou bien mon écuyer grippé prétend-il priver ces bonnes personnes du délice d'entendre mes sages paroles, de s'illuminer de ma sagesse et de s'éveiller de la léthargie dans laquelle tes paroles commencent à les plonger ? » demande Durito en me piquant le nez avec Excalibur, l'épée légendaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Cette épée ressemble étrangement à une plume que j'ai perdue l'autre jour » lui dis-je, changeant de conversation. Comme si de rien n'était, Durito répond :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Ne change pas de thème ! Tu peux choisir : ou tu me donnes un espace pour mes sages exposés, ou tu péris sous ma plume, je veux dire, sous mon épée » dit Durito d'un ton que lui envierait n'importe quel fonctionnaire du Fonds monétaire international parlant à un gouvernement latino-américain quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, appliquant ce que j'ai appris des gouvernements « nationaux », j'ai cédé. Voici donc la partie que Don Durito de La Lacandona, la fine fleur de la chevalerie, a envoyée à ce forum.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle s'intitule :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ballons ou boutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monde est comme un ballon gonflé. Ou plutôt, comme une vessie gonflée. Autrement dit, quand on dit qu'il y a globalisation, c'est qu'il y a la mondialisation des parties du monde. Mais il y a, comme dirait l'autre, une mondialisation de ceux qui ont beaucoup d'argent. Et il y a aussi, comme dirait l'autre, la mondialisation de la lutte, ou plutôt de la résistance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la mondialisation de l'argent, ou plutôt, dans la globalisation des puissants, il y a beaucoup de méchanceté, mais la méchanceté ne reste pas tranquille à l'intérieur d'un pays, elle se met dans tous les pays. Et cette méchanceté se met dans d'autres pays parfois par la guerre, parfois par l'argent, parfois par l'idée, parfois par la politique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autrement dit, ce qui se passe avec la mondialisation de la méchanceté, c'est que ceux qui sont beaucoup très riches ne sont plus contents d'être de riches exploiteurs dans un pays, ou plutôt, de leur peuple, mais ils veulent plus d'argent et ils se mettent dans d'autres pays pour gagner plus d'argent, et alors, ils ne respectent rien parce qu'ils aiment seulement leur habileté d'exploiteurs et tout ce qu'ils veulent, c'est gagner de l'argent bien qu'ils en aient déjà beaucoup, ça ne leur suffit pas, ils en veulent plus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et alors l'argent se met dans un autre pays et ne respecte pas ce pays à cause de la globalisation de l'argent qui ne respecte ni les pays ni les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autrement dit, chaque pays est comme un ballon qui crève et il en sort tout ce qui le faisait spécial, disons, comme sa coutume, sa parole, sa culture, son économie, sa politique, ses gens, sa manière, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et alors le pays, il faut voir comme il se casse, et le monde entier se met dans ce pays, et ce pays n'est déjà plus ce pays, mais le monde entier. Mais pas le monde des gens, mais le monde de l'argent où les gens ne comptent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est comme si quelqu'un se cassait, comme ça, et qu'il ne serait plus une personne, mais que toutes les méchancetés se mettent dans cette personne et la mangent, et lors il n'y a plus de personne, il y a seulement ce qui a mangé la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et c'est pourquoi nous disons, nous, que la globalisation des puissants, ou plutôt, de l'argent, mange les pays et mange les gens qui vivent dans ces pays. Parce qu'un pays, c'est comme une maison où vivent les gens du pays. Et l'argent mondial détruit la maison, ou plutôt, le pays, et les gens restent sans maison et sans âme parce qu'ils ne se connaissent plus entre eux et ils sont comme des inconnus, avec la méfiance dans les yeux et dans les paroles, tristes, quoi. Et alors, quand un pays reste sans âme, l'âme de l'argent s'y met.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ce pays qui s'est cassé n'est plus la maison où vivent les gens de ce pays, mais c'est une petite boutique où on vend et où on achète des choses et des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parce que, dans la globalisation, l'argent met des boutiques là où il y avait avant des pays. Et alors, comme le pays n'est plus un pays mais une boutique, les gens ne sont donc plus des gens, mais seulement des acheteurs et des vendeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et les gens ne sont pas propriétaires de la boutique, c'est l'argent mondial qui commande. Et alors, donc, comme nous disons, la pensée qui commande est la pensée de l'argent. Et, par exemple, quelqu'un pense à un nuage et c'est quelqu'un pensant à un nuage et qui peint sa pensée en bleu par exemple, et voilà, et ce quelqu'un va avec sa pensée d'un nuage bleu et il est content avec sa pensée de nuage bleu, et s'il trouve un ballon, il le gonfle et il le peint en bleu et il le donne à un petit garçon ou à une fillette, et la fillette, ou bien le garçon, joue avec le ballon bleu qui était une pensée d'un nuage bleu. Parce que les gens, quand ils pensent comme des gens, ils pensent des pensées pour les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais l'argent ne pense pas aux gens, il pense à plus d'argent. Autrement dit, l'argent n'en a jamais assez, il mange tout pour faire plus d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autrement dit, l'argent ne pense pas à un nuage, il pense à une marchandise qu'il va vendre et à tirer plus d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plutôt : dans la globalisation de l'argent, se mondialise aussi la pensée de l'argent. Et cette pensée de l'argent est comme une religion qui adore le dieu de l'argent et les temples de cette religion, ce sont les banques et les boutiques, et les prières, ce sont les comptes qu'on fait avec l'argent quand on vend, quand on gagne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette religion de l'argent s'appelle « néolibéralisme », ce qui veut dire qu'il y a une nouvelle liberté pour l'argent. Ou plutôt que l'argent est libre de faire ce qu'il a envie. Et les gens n'ont plus alors de liberté, mais l'argent, si.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et dans la globalisation de l'argent, le monde mondial se détruit, ou plutôt, le ballon du monde se casse, la vessie mondiale crève, et alors l'argent met une boutique là où il y avait avant un pays, autrement dit, là où il y avait avant une maison avec des gens, il y a maintenant une boutique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Onc, la globalisation du pouvoir détruit les pays pour faire des boutiques. Et les boutiques, c'est alors pour vendre et acheter.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et si quelqu'un, par exemple, n'a pas les sous, ou ne veut pas acheter, il ne compte pas, autrement dit, il faut le détruire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La globalisation du pouvoir, c'est comme une guerre contre les gens et leurs maisons, autrement dit, c'est une guerre contre l'humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La globalisation du pouvoir détruit les maisons des gens, disons, les pays et, parfois, elle vient détruire par une guerre. D'autres fois, elle entre parce que quelqu'un de l'intérieur lui ouvre la porte pour qu'elle entre détruire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ceux qui ouvrent la porte, ce sont les politiques, disons, ceux qui commandent dans les pays, autrement dit, dans les maisons des gens. Et alors, les politiques ne servent plus à commander parce qu'ils ne commandent plus par eux-mêmes parce que celui qui commande, c'est l'argent mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et alors, les politiques deviennent des boutiquiers ou, plutôt, ceux qui ont la charge de la boutique qui était auparavant un pays ou, autrement dit, une maison de gens. Et les politiques ne sont plus bons pour tenir la boutique et il vaut mieux en mettre d'autres qui, bien sûr, étudient et apprennent à être chargés de boutique. Ceux-là sont les nouveaux politiques, autrement dit, les boutiquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et peu importe s'ils ne savent rien de ce que c'est gouverner mais ce qui importe, c'est qu'ils sachent tenir la boutique et rendent de bons comptes à leur patron qui est l'argent mondial. Alors, dans les pays détruits par la globalisation du pouvoir, il n'y a plus de politiques, il y a des boutiquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et là, dans les boutiques qui étaient des pays avant, les élections ne sont pas pour mettre un gouvernement, mais pour mettre un boutiquier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et alors, ils se mettent à être candidats, autrement dit à se battre entre eux, les gros, les maigres, les grands, les pots à tabac, de couleurs différentes, qui commencent à parler et à parler, et vas-y que je te parle, mais ils ne disent rien du plus important, autrement dit, ils sont tous différents de visage mais ils sont tous pareils parce qu'ils vont être boutiquiers. La globalisation du pouvoir s'en moque alors, si le boutiquier est vert, bleu, rouge ou jaune. Ce qu'il faut, c'est que le boutiquier remette de bons comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les boutiquiers changent, mais il continue à y avoir un boutiquier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et là, dans la globalisation du pouvoir, le monde n'est plus rond comme un ballon gonflé, il crève et à sa place il reste une très grande boutique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et les boutiques, comme chacun sait, sont carrées, pas rondes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est comme ça, plus ou moins, que fonctionne la globalisation qui est, si l'on peut dire, comme la « ballonisation ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Fin de l'exposé de Durito)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Ballonisation » ? Je reviens enfin au sérieux et au formel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En plus de ce que Durito a exprimé de façon si particulière, nous pensons aussi ce qui suit :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PREMIEREMENT. Si dans la politique « ancienne » (c'est-à-dire depuis l'Athènes grecque jusqu'aux républiques modernes), l'État était la « mère » de l'individu et le sein dans lequel la société prenait racine, croissait et se reproduisait, dans le monde globalisé, l'État ne peut plus remplir cette fonction. L'individu n'a plus de raison de se référer à une patrie, une culture, une race ou une langue. Le ventre maternel est maintenant une méga-sphère que certains appellent encore « planète terre ». Le citoyen n'est plus le membre de la polis, mais le navigant de la méga-polis, et il a donc besoin d' « autres » connaissances et moyens que l'État national ne peut lui offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DEUXIEMEMENT. De la même façon, les « hommes d'État », ces super-hommes auteurs de citations classiques, de guerres, d'empires, de lois et de répressions n'existent plus en tant que tels. Ce vieil « entraînement » interne qui existait dans les classes politiques pour préparer leurs membres à se révéler les uns aux autres, est obsolète. Les moyens de la politique classique (art oratoire, habileté à diriger, sensibilité, modération, connaissance historique, philosophie, jurisprudence, relation adaptée) relèvent aujourd'hui de la nostalgie du cirque. Le protocole du pouvoir, ce mélange complexe de signaux et d'attitudes ne s'apprend ni ne s'exerce plus à l'intérieur de l'état&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;TROISIEMEMENT. L'État national tend à ne plus être le chargé de la reproduction des hommes (j'emploie « reproduction » dans son sens le plus large, c'est-à-dire les conditions économiques, politiques, culturelles et sociales en vue de la reproduction sociale), mais l'administrateur qui contient les désordres de cette reproduction. Le méga-pouvoir dont on ne sait pas grand chose, impose maintenant une reproduction plus importante, celle de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;QUATRIEMEMENT. La lutte contre la globalisation du pouvoir (et contre son soutien idéologique : le néolibéralisme) n'est pas l'apanage d'une pensée, d'une famille politique ou d'un territoire géographique, c'est une question de survie humaine. De même que pendant la Seconde guerre mondiale une multitude de forces ont résisté et lutté contre le fascisme, aujourd'hui, les forces qui résistent et luttent contre le néolibéralisme sont nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CINQUIEMEMENT. Dans les États nationaux, le processus du couple globalisation - néolibéralisme produit un phénomène de résistance qui incorpore de façon toujours plus accentuée de vastes secteurs de la population, SANS QUE LEUR CLASSE SOCIALE OU LE LIEU QU'ILS OCCUPENT DANS LE PROCESSUS DE REPRODUCTION DU CAPITAL SOIT PRIMORDIAL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SIXIEMEMENT. Par exemple, il apparaît des groupes déconcertants (de fait, la théorie avait décidé leur disparition ou leur « absorption » par ceux d'en haut) : d'un côté les indigènes qui parlent des langues incompréhensibles (c'est-à-dire inutilisables pour l'échange des marchandises) et qui défient avec des armes en bois des hélicoptères, des tanks, des avions, des mitrailleuses, des bombes, et d'un autre côté des jeunes chômeurs (le « lumpen » qui, théorie oblige, devrait être en train de grossir les rangs des appareils répressifs de l'État) qui se mobilisent contre le gouvernement et exigent le respect ou, au-delà, les homosexuels, les lesbiennes et les transsexuels qui demandent la reconnaissance de leur différence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SEPTIEMEMENT. Ces phénomènes de résistance (« bourses de résistance » comme nous les appelons pour les opposer aux « autres » bourses, celles des valeurs) essaient de trouver un lien avec des phénomènes semblables dans d'autres parties du monde. Les super-autoroutes de l'information conçues pour faciliter le flux des marchandises et de l'argent commencent à voir (non sans frayeur) qu'elles sont empruntées par des vieilles charrettes, des bêtes de somme et des piétons qui n'échangent ni marchandises ni capitaux, mais quelque chose de très dangereux : des expériences, des soutiens mutuels, des HISTOIRES.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je parle évidemment de ce qui est à portée de main : notre guerre, nos armes, notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais il y a d'autres exemples qui nous parlent d'une nouvelle émergence, de quelque chose de nouveau qui surgit ça et là et que nous n'arrivons pas à diriger et à comprendre, en partie parce que les évènements se précipitent, en partie parce que le présent est le pire endroit pour penser le présent, en partie parce qu'il y a encore beaucoup de choses qui doivent se définir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais quelque chose commence à se faire de plus en plus clair : il n'est pas sûr que nous ayons perdu et, surtout, il n'est pas sûr qu'ils aient gagné. L'histoire qui compte, celle que nous faisons, hommes et femmes, a encore beaucoup de fils à tisser, et on n'a pas fini de deviner ni le dessin ni la couleur de cette gigantesque tapisserie que l'humanité devra avoir. Nous, et avec nous beaucoup comme nous, nous savons déjà que, en tous cas, la couleur n'en est pas le gris qu'on impose actuellement, ni le dessin qui n'est que douleur et mort. Il y a aussi beaucoup d'autres couleurs. Et il y a aussi beaucoup d'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est certain que si la planète a des blessures ouvertes et sanglantes en sa ronde géographie, nous ne les soignons pas en les nommant, mais nous faisons un geste d'humanité qui par moments paraît perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons, donc, la Palestine, et que la honte nous recouvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons les Balkans et que la mémoire s'actualise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons Euskal Erria et admirons la résistance silencieuse et incomprise d'un peuple qui, depuis des siècles, refuse d'être conquis. Là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique, un peuple est encerclé dans une classique man&#339;uvre de pince : d'un côté la superbe d'un pouvoir qui, derrière le parapet de juges éblouis par les flashes des caméras, dirige une authentique guerre d'extermination, et d'un autre côté, la lâcheté d'un secteur qui se dit progressiste et qui, plus attaché au politiquement correct, garde un silence complice alors que la culture basque est traitée de « terroriste ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons Cuba et que le sang latino-américain cherche les ponts où nous nous sommes rencontrés hier et où nous nous rencontrerons demain. Dans les Caraïbes, un peuple fait face à un encerclement qui n'a rien d'une figure littéraire. Ce peuple a fait que son seul nom convoque une histoire de lutte et de résistance, de générosité et de courage, de noblesse et de fraternité. On dit « Cuba » comme on dit « dignité ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons la Bolivie et saluons la marche héroïque des Quechuas et des Aymaras qui défendent la terre. Saluons ceux qui font qu'être indigène est une fierté et qui, par leur révolte, font trembler tous les boutiquiers de l'Amérique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons le Chiapas et découvrons dans les pieds des plus petits l'avenir du « tout pour tous ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons quelque recoin que ce soit de la planète et soyons poursuivis avec les homosexuels, les lesbiennes et les transsexuels, résistons avec les femmes au destin de décoration idiote qu'on leur impose, résistons avec les jeunes à la machine broyeuse des non-conformismes et des révoltes, résistons avec les ouvriers et les paysans à la saignée qui, dans l'alchimie néolibérale, change la mort en dollars, marchons le pas des indigènes de l'Amérique Latine et, avec leurs pieds, faisons le monde rond pour qu'il roule.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons ceux qui n'ont pas de nom. Regardons ceux qui n'ont pas de visage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons et regardons le monde qui n'existe pas encore, mais qui commencera à exister dans nos paroles et dans nos regards.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nommons, donc, les douleurs de l'humanité. Pas seulement parce qu'elles sont nos douleurs. Aussi parce qu'en les nommant, nous nous faisons un peu plus humains. Parce que, face à ces blessures, le silence est renoncement, reddition, claudication, mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si quelqu'un a fait de la plume une épée, qu'elle illumine l'air de son éclat, qu'en montrant nos blessures elle s'ennoblisse, qu'en nous nommant elle nous fasse partie prenante d'un casse-tête que sera demain un monde non exempt de mémoire et de honte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parce que, toutes deux, la mémoire et la honte, sont ce qui nous fait des êtres humains. Ne soyons pas les moutons de notre histoire, de notre conscience, les traîtres à la parole que nous avons élevée hier et qui nous convoque aujourd'hui pour être affilée et unie dans la mémoire et dans la honte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voilà. Salut et que la plume soit aussi une épée et son fil coupe le mur sombre par lequel l'avenir devra se faufiler.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis les montagnes du sud-est mexicain&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sous-commandant insurgé Marcos&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mexique, octobre 2003.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-12-30T01:06:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Rien à signaler...</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=236</link>
		<date>2003-12-30 01:51:19</date>
		<description>Temps de fête, sous les tropiques le calme reprend ses droits.</description>
		<dc:date>2003-12-30T00:51:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Le gaullisme vit encore aujourd'hui</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=235</link>
		<date>2003-11-16 19:14:26</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
De Gaulle, 1959 : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, noirs, bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Question &lt;/strong&gt; : Kimannyè an pèp épi 80 % nèg, ka fè kenbwa, ki ni an kilti afriken, endyen, chinwa, blan, ..., an 2003 pé fransé ???&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mondézi.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-11-16T18:14:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Un petit pas pour l'électeur martiniquais, un grand pas pour la Martinique</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=234</link>
		<date>2003-11-07 21:54:08</date>
		<description>&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un petit pas pour l'électeur martiniquais Un grand pas pour la Martinique &lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Annou vansé titak !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Nous, signataires du présent appel, membres de la société civile d'une part et membres de formations politiques de tous bords de l'autre, lançons un appel à voter massivement OUI lors de la consultation du 7 décembre prochain.. Nous sommes, pour la plupart, de simples citoyens qui tentons, dans nos domaines respectifs d'activité, jour après jour, d'apporter notre pierre à l'édifice d'une Martinique plus responsable, plus juste et plus solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; A l'occasion de cette consultation sur l'évolution institutionnelle de notre pays, il nous a semblé important de faire entendre notre voix, cela sans forfanterie ni rodomontade. La voix citoyenne des artisans, agriculteurs, enseignants, journalistes, commerçants, professionnels libéraux, chefs d'entreprise, écrivains et artistes que nous sommes. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La voix d'une Martinique qui désire ardemment que les choses changent afin que nous sortions du marasme économique, social, culturel et psychologique dans lequel nous sommes enfoncés depuis près d'un demi-siècle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Notre peuple n'a guère eu la possibilité de s'exprimer sur son destin et, pour s'en convaincre, il suffit de prendre seulement deux exemples : -loi d'assimilation de 1946 : pas de vote. -intégration à la Communauté Européenne en 1989 : pas de vote. Pour une fois, le 7 décembre prochain, nous pourrons, en toute connaissance de cause, tenter de sortir de l'impasse. Tous nos élus, toutes tendances politiques réunies, ont, à l'occasion du Congrès, voté en faveur d'une évolution institutionnelle qui conduira la Martinique vers une &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Assemblée Unique&lt;/strong&gt;. De la Droite d' « Osons Oser » au Palima (Parti pour la Libération de la Martinique), en passant par la Fédération socialiste, le PPM, Bâtir le Pays Martinique, le MIM et le MODEMAS, tous nos élus, d'une seule et même voix, ont appelé à un changement institutionnel et à la mise sur pied d'une assemblée unique. Une telle unanimité est rare, très rare, et ne saurait laisser personne indifférent. Elle signifie à nos yeux que pour une fois l'intérêt supérieur de notre pays a prévalu sur les querelles politiciennes et le désir de certains de conserver leurs dérisoires micro-pouvoirs. Des esprits chagrins ou rétrogrades ne manqueront pas de brandir le spectre éculé de l'Indépendance. Il s'agit là d'une pure malhonnêteté intellectuelle car cette question n'est nullement à l'ordre du jour de la prochaine consultation. En fait, il s'agit de sortir du carcan Département-Région et d'inventer &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;un nouvel outil de gestion et de développement&lt;/strong&gt; pour notre pays qui soit plus efficace, moins dispendieux des deniers publics et plus respectueux, grâce à l'élection à la proportionnelle, des différentes composantes de notre société, en particulier des femmes trop souvent mises à l'écart. Pour paraphraser un astronaute célèbre, la consultation du 7 décembre sera un petit pas pour l'électeur martiniquais et un grand pas pour la Martinique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;VOTONS MASSIVEMENT « OUI » A LA CONSULTATION DU 7 DECEMBRE !&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Signataires&lt;/strong&gt; (par ordre alphabétique)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) ANIN Josette (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) ANSELIN Alain (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) ARSAYE Jean-Pierre (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) AUGUSTE-CHARLERY Valentin (technicien de spectacle)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) BARTY Jean-Pierre (responsable commercial)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) BELAISE Max (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7) BELLONY Alex (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8) BERNABE Jean (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9) BERNARD Colette (enseignante)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10) BERNARD Léandre (maçon)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11) BESSARD Jean-Claude (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12) BLANC Philippe (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;13) BOUKMAN Daniel (écrivain)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14) CHAUVET Camille (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15) CHOUX Florent (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16) CINRAUL Félix (Président ABSM)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;17) CLEDELIN Marie-Joseph (retraité Police nationale)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;18) CONFIANT Raphaël (écrivain)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;19) COUTE Serge (retraité de la Poste)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;20) DAVID Lisa (journaliste)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;21) DAVIDAS Roland (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;22 ) DELBLOND Thomas (retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;23) DELINDE Dominique (employé de mairie)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;24) DEYMIER David (étudiant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;25) DEYMIER Edouard (douanier)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;26) DEYMIER Pâquerette (assistante sociale)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;27) DOBAT Daniel (enseignant vacataire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;28) EBION Yvette (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;29) EBION Roger (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;30) EDOUARD ERIC (mécannicien)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;31) ELISABETH Franck (chef d'entreprise)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;32) EMMANUEL-EMILE Joseph (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;33) GABOURG François (artiste graphique)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;34) GABOURG Paul (retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;35) GALLOT Mireille (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;36) GENDREY Carine (professeur du secondaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;37) GILLANT Georges (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;38) GRATIANT Renaud (professseur-documentaliste)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;39) HOUTMAN Isabelle (enseignante)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;40) CORIDUN Hughes (enseignant retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;41) JEAN-GILLES Ida (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;42) JOACHIM Jean-Louis (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;43) JOSEPH-ANGELIQUE P. (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;44) GUAVEIA Roger (directeur de société)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;45) KANTE Clotilde (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;46) KILO Ernest (fonctionnaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;47) LABBE Jacqueline (artiste-marionnettiste)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;48) LAROUE Viviane (enseignante vacataire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;49) LECURIEUX-LAFAYETTE Jacques-Henri (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;50) L'ETANG Gerry (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;51) L'ETANG Thierry (anthropologue)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;52) LISE Robert (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;53) LITAMPHA Arthur (grutier)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;54) LITAMPHA Léandre (enseignant retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;55) LITAMPHA Rudolph (technicien électronique-informatique)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;56) LOUIS Michel (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;57) LOUIS-MARIE Gilbert (artisan électricien)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;58) LOZA Valère (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;59) LUNG-FOU ASAU Rosita (adjointe administrative)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;60) MARLIN Claude (responsable culturel)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;61) MARTY Antoine (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;62) MEDEC Andrée (secrétaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;63) MESSRE Hélène (enseignante)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;64) NAYARADOU Manuel (étudiant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;65) NEGOUAI Pauline (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;66) NIVOR Charles (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;67) NORVAT Manuel (employé municipal)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;68) OULY José (formateur)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;69) PAILLE Patrick (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;70) PALCY Thémise (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;71) PERASTE Marguerite (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;72) PERIA José (agent administratif)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;73) PETIT Jean-Camille (architecte)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;74) PINNEL-FERREOL Josiane (femme au foyer)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;75) RICOU Taylor (commerçant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;76) ROSE-ELIE Frédéric (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;77) SAFFACHE Pascal (universitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;78) SAINT-LOUIS Christian (retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;79) SALVON José (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;80) SAROTTE Emmanuel (plasticien)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;81) SARPON Gérard (retraité)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;82) STRZELCZYK Jean-Pierre (commerçant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;83) TARAUD Alex (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;84) THEODORE Marius (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;85) THIMOTEE Marcelle (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;86) URSULET Jacqueline (enseignante)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;87) URSULET Léo (enseignant)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;88) VEGA Henriette (retraitée)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;89) VELASQUES Dominique (enseignant stagiaire)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;90) VOLBERG Antony (enseignant)&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-11-07T20:54:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Au nom et attention du Peuple Martiniquais : Eléments pour la constitution de l'ETAT Caribéen Martiniquais</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=233</link>
		<date>2003-11-06 23:59:05</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Fondas Nasyon Matinik la :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;épi 22 mé 1848, Pèp Matinik wè jou atè péyi Kalinago té ka kriyé Gwanakaéra, nou kriyé jòdi péyi Matinik, nan mitan Karayib la, nan mitan Lanmérik. Pèp Matinik la pran chimen Nasyon, vini nasyon épi goumen i goumen ba libèté, épi jistis, kont rasis lesklavay, pou sa chèché genyen tè asou béké nan sèptanm1870. Kidonk Matinik sé yon jenn Nasyon ka djoubaké pou sa genyen Libèté'y.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nan 1870 nou pé di tout kalté moun sòti andéwò, yo té za la an péyi a.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Moun ki vini san yo té lé, moun éti Léwòp déchouké an péyi natif natal yo dépi oliwon 1635 rivé jik 1860, moun sòti Lafrik Djinen, Sénégal, Kongo, anba jouk lèsklavay la, épi apré 1848 kolonizé péyi Lazi Tamoul Lend épi Chinwa épi ankò Lafrik épi moun Kongo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Béké fransé sòti Léwòp la san yo fòsé yo, té za byen la tou pa davwè yo téfè masak épi déchouké Kalina, Awawak, atè Gwanakaéra.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Masak, déchoukaj, krim asou Moun péyi Tayino, Awawak, Kalina, ... épi tout lè rèstan pèp natif natal Lanmérik la éti Léwòp koumansé dépi 1492 - èspésyalman fransé dépi 1626 atè Karayib la pa koté AyAy (Sen Kristof) èk dépi 1635 pa koté nou Gwanakaéra (vini Matinik), tout sé krim tala mérité an pil kondanasyon !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Mi sé pou sa atè péyi Matinik nan 1990, pawòl misyé Kent AUGUST, chèf konsèy téritwa Kalina péyi Dominik, vini épi Lasopama asou « Tonbo Karayib » Sen Pyè - Préchè, anba volkan an pou di nou :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Zòt Matinitjé, zòt sé moun ki pou pran sèbi zansèt mwen isiya ki goumen kont kolonyalis léwòp avan yo té chapé sòti Gwanakaéra, pou rivé Wéitoubouliki (Dominik) épi Gwalamarka (Sen Vensan) ! ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jòdi jou nou an dwa goumen, kon Kalina Awawak goumen, kont an menm lennmi, pou sa rivanditjé dwa nou asou tè Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé kon sa Nasyon péyi Karayib la , Pèp Lanmérik la, yo fèt épi san ki koulé, épi soufrans, épi an chay méprizans kolonyalis pou sa nou kriyé Moun (Limanité).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nou ka di tout sé péyi tala, tout sé tè tala éti Fwansé épi béké yo ka pran pou ta yo dépi 1674, asou sé péyi tala, asou sé tè tala pé pa ni dwa adan larèl jistis èk démokrasi. Kontèl béké pé pa prétann tè péyi Matinik la sé ta yo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa ki moun Matinik :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ou di 1870 sé dat éti Nasyon Matinik wè jou, Moun Matinik jòdi jou sé moun éti dépi avan 1870 yo té ni an zansèt yo - an bwa brilé, an san mélé, désandans èsklav nwè, an béké, avan 1848, oben an Tamoul Nadi, an Chinwa, an Kongo apré 1848 - té ka viv asou tè Matinik. Sé moun tala sé poto mitan matjoukann péyi a.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Moun vini apré 1870, vini Matinitjé dépi yo migannen épi moun poto mitan Matinik ; yo pòté kilti yo èk mès yo vini ansanm ansanm pou yo fè sa nou konnèt jòdi jou lè nou palé konsyans épi lidantité nasyonal péyi Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Yich péyi Matinik, sa ki ka sèvi nasyon an, ka rikonnèt masak pèp Awawak (Siboné, Tayino, Kalina, ...), lèsklavay Kalina atè Borinkenn (Pòto Riko) anba jouk Panyòl, épi tout krim asou lé zòt pèp Lanmérendyen, sé krim asou Limanité Léwòp mennen ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Yo ka rikonnèt tou dépòtasyon épi lèsklavay moun Lafrik avan 1848, kolonizasyon, dépòtasyon kolonizé anba jouk Léwòp apré 1848, Tamoul Lend, Chinwa épi Kongo, sé krim asou Limanité ; lè yich péyi Matinik ka palé sé bagay tala, sé listwa yo menm éti yo ka palé, yo pa kontèl kolonyalis sòti Léwòp ka fè simagri asou moun mò, éti sé yo menm ki rèsponsab sé krim tala, éti sé yo menm Léwòp ka kontinuyé kolonizé, kon zansèt yo jòdi jou atè Karayib la.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa nou kriyé « kolonyalis fwansé » jòdi jou :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;é fransé, moun Léwòp éti ka vini isiya pran posésyon péyi nou an, san yo ni pyès zansèt isiya, pyès fanmi Matinitjé ; sé moun tala ka anvayi Matinik anba lopsyon Léta Fwansé pou yo sa chèché koubaré Léta Nasyon Matinik, pou yo sa défann lentéré fwansé nandidan Karayib nou an atè péyi Lanmérik. Kidonk pa djè ni zorèy sòti Léwòp ka rivé isiya nan koloni, épi ka pran larèl ba révolisyon asou kolonyalis, ka pran goumen épi kolonizé pou libérasyon péyi yo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;An pyès tan, lentéré fransé nan kondisyon kolonyal pé pa lentéré matinitjé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé Fwansé a ka ni bénéfis konplis sèten kolonizé ka di kò yo « matinitjé », mé an vérité sé moun yo « asi milé », yo asimilasyonis pli fransé pasé fransé yo menm, ka pran kò yo pou désandans Golwa !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;An pil béké ka sèvi lentéré fwansé épi Léwòp san manmman ; kidonk konpòtasyon an lo béké sé konpòtasyon Fwansé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nou ka di kon sa, sé kolonyalis Fwansé tala kondané pran lavòl sòti nan péyi nou, ki yo lé ki yo pa lé, yo ké ni pou ba nou tè péyi nou lè ou wè Léta Matinitjé ké paré wè jou épi lévé doubout.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mi Manman Lwa Nasyon Matinik&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 1 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pèp Matinik lévé wè jou nan 22 mé 1848. Moun ka lévé djòk atè Matinik ka djoubaké ba Nasyon yo dépi oliwon 1870 ; Nasyon tala sé an nasyon péyi Karayib, kidonk natif natal Lanmérik ; Nasyon Matinik i ka palé lang Ka, bi lang kayigwamalagwi, yo kriyé « kréyòl ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 2 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Larèl natirèl péyi Matinik asou tè'y kon asou lanmè'y ka fè yonn ; sé an sèl péyi éti yo pé pa divizé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 3 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé pèp Matinik li yonn ki ni dwa asou matjoukann péyi Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Anfwa menm pèp Matinik ké libéré péyi Matinik, i ké mété Dwa ‘y asou tè'y, démokrasi'y èk jistis li asou Manman Lwa ‘y ; sé moun Matinik ké fè divini Nasyon Matinik silon gou yo di yo épi volonté yo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 4 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Matnitjèz èk Matinitjé sé sitwayen Karayib.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé an ti may désandans Kalina Awawak ; Sé pou yonn désandans Moun Lafrik : bwa brilé Djinen, Sénégal, Kongo, vini wè jou Lanmérik atè Matinik anba jouk lèsklavay avan 1848 ; sé désandans Moun Lazi : zendyen Lend, Tamoul Nadi, Chinwa éti kolonyalis chayé vini épi Kongo Lafrik vini Matinik apré 1848, dépi 1853 ; sé désandans Moun Léwòp : Fwansé béké vini asou pwa kò yo, asou volonté yo atè Matinik dépi 1635 ; Sé désandans moun Mwayen Loriyan : kolonizé Siryen, Palestinyen ; sé désandans Moun sòti dòt péyi LanmériKarayib vini Matinitjé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun Matinik sé an pèp ki wè jou dan soufwans sosyété kolonyalis, nan bitasyon béké, anba jouk fwansé épi « code Noir » li, lwa rasis lèsklavay Moun Nwè. Pèp Matinik sé Moun san mélé, sé pèp migannaj moun asou tout oliwon Latè épi Moun bwa brilé Lafrik poto mitan.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 5 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun ki Matininitjèz èk Matinitjé jòdi a, sé moun ka chwézi Lidantité Nasyonal Matinitjé èk ka djoubaké ba dékatman épi konstitisyon Léta Matinitjé a. Ki yo touvé kò yo isiya atè péyi a oben andéwò, tout moun éti manman yo, papa yo sé Matinitjé, ki wè jou Matinik oben andéwò, sé Matinitjèz, sé Matinitjé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fanm épi nonm sé moun kantékant, yo pou viv an menm dwa épi Léta Nasyon Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 6 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun natif natal péyi Karayib avan 1492, désandans Kalina AWAWAK, Karifuna ka touvé kò yo atè « Téritwa Karayib » péyi Dominik, péyi Sen Vensan, karifuna yo chayé péyi Londuras bò Yukatan, yo tout yo pou ni dwa viv èk fè chimen yo atè Matinik éti fwansé mété zansèt yo déwò nan 1658.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 7 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun sòti Ayiti, Ayisyen ka rété Matinik ni dwa viv atè péyi Matinik adan lèspri solidarité Pèp Karayib. Ayiti sé péyi poto mitan djanm nan konba nou, sé péyi lévé gawoulé épi Makanndal, Boukman nan Bwa Kay Man, Ampéréy Dessaline ; sé prèmyé Nasyon bwa brilé atè Karayib éti rasis lèsklavay loksidan Léwòp, Fransé daboudabò dépi 1804 épi Lézétazini Yanki apré, kondané adan yon lanbago entènasyonal (kontèl péyi Kiba jòdi). Léta Fwansé fòsé Ayisyen péyé an lajan Ayiti pa té dwé pèsonn pandan 100 lanné (1825 jik 1925). Falé pa Ayiti té vini modèl ba lézòt, fòk pa « Nèg », bwa brilé, Moun Nwè té montré yo sa mennen an péyi ; sé pou sa falé yo té fè Ayiti wouklé sòti adan lawonn natirèl li épi tout péyi asou Latè ; Falé pa Ayiti té sèvi lézòt Nasyon bwa brilé, chèché Libèté, démokrasi, épi mèt kay yo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mi sé kon sa Ayiti touvé kòy tou sèl dépi 1804, épi mété adan Manman Lwa ‘y fasilité pou tout moun Nwè ka vini péyi Ayiti pé sa rantré pasé dwan la san pyès paspò.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mi sé kon sa tou, Loksidan (èspésyal Léwòp épi Lézétazini) ka di kò yo manman démokrasi, manman Libèté, épi ka fè lanbago an menm balan, pran lèspri moun épi médya yo ; fè moun rayi dirijan révolisyon kont lenpéryalism yo, épi ka mété diktatè yo an péyi éti yo lé dominé. Sé kon sa diktati ka fèt jòdi ka fè moun ka pèd la kat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 8 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun sòti Mwayen Loriyan (Siri, Liban, Palestin) ; moun sòti pa koté péyi Chinwa, ka vini isiya dépi an koumansman XX tyèm syèk la, yo ni dwa épi désandans yo pran si yo lé Lidantité Nasyonal Matinitjé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 9 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;‹tranjé ka lé viv Matinik oben rété pasé 90 jou, yo pé fè'y épi yon viza Léta Nasyon Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun nasyonalité léwòp èk èspésyal ba moun nasyonalité fwansé ka rété Matinik, yo pou ni an kontra épi Léta Matinitjé a.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun ka rété Matinik, éti ki ni doub nasyonalité, yonn matinitjé épi an dòt nasyonalité étranjé, sé moun ki ni papa oben manman yo nasyonalité étranjé ; sé moun tala pa bouzwen viza.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 10 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun étranjé ka pasé san rété an péyi a, a sav touwis, sé moun ka rété mwens di 90 jou atè Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 11 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun Matinik, sé moun ka palé douvan douvan lang entènasyonal yo kriyé kréyòl, nou kriyé lang Ka, kontèl péyi Gwadloup, Ayiti, Dominik, Sent Lisi, Giyan, kidonk lang ofisyèl péyi Matinik sé lang Ka.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 12 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dat senbòl éti pèp Matinik manfèsté kòy ba Nasyon yo, sé 22 sèptanm 1870.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gawoulèz épi gawoulè 1870 touvé kò yo douvan an « Conseil de guerre », fas a fas épi kolonyalis, épi Léta fwansé épi tribinal yo. Tribinal fwansé kondané Matinitjé, yo fiziyé yo nan 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apré 22 mé 1848, artik 4 sa fwansé kriyé « décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 », i ka ba réparasyon, lajan ba béké éti Léta répiblik fwansé ka konsidéré kon viktim lèsklavay, pas yo pèd lèsklav yo (« nèg » yo). Béké ka gadé tè Matinik, bwa brilé sòti bitasyon béké ka monté nan mòn, ka chèché bonbé, chèché lavi, bòd lanmè. Alòs béké épi fwansé yo ka dépòté kolonizé Tamoul, kriyé yo « kouli », Chinwa épi Kongo vini Matinik asou bitasyon yo. Toupandan kolonizasyon Léwòp ka ba'y bal oliwon Latè, asou Lafrik, Lazi, Lòstrali, Lanmérik, toupatou. Nou ka wè ankò sé an « décret » fwansé ka sispann lèsklavay éti sé « loi » fwansé, « code Noir » yo ki manman lèsklavay moun Nwè.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé an tan tala Matinitjé lévé gawoulé asou kolonyalis, mennen goumen kont lenjistis rasis fwansé, pou chéché ni tè ta yo Matinik. Nan Gawoulé Moun djòk Matinik trapé lanmò yo nan 1870 - 1871 ba Nasyon Matinik épi koulè yo wouj, vè épi nwè.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 13 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Linité péyi Karayib la èk libérasyon Matinik, sé dé bagay ka miganné kantékant pou fè yonn ; yonn ka mennen lòt, sé yonn a lòt, yonn épi lòt. Linité Karayib la ka mennen libérasyon Matinik èk libérasyon Matinik ka lyennen épi linité Karayib la. Pòté manèv ba yonn sé djoubaké ba tou lé dé a, pou yo réyalizé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lidé tala sé vérité ba tout Nasyon Karayib èk Lanmérik la ka touvé kò yo jòdi jou anba jouk enpéryalis, kontèl Gwadloup, Pòto Riko, Giyan èk tout lé zòt péyi Léta koloni nouvo modèl.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 14 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa péyi Léwp fè épi zam yo, masak èk vòlè tè moun Lanmérik la, akwèdi sé an non bondyé yo, tou sa sé krim asou Limanité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sé kon sa, atè Lamazoni té ni 6 milyon Moun natif natal lè kolonyalis Léwòp débatyé, jdi sé 300 000 moun yo di ka rété atè Lamazoni.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 15 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dépòtasyon, déchoukaj, masak Moun Lafrik, lèsklavay yo sibi anba jouk Léwòp atè péyi Lanmérik, sé krim asou Limanité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 16 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout Nasyon asou Latè, owganizasyon entènasyonal (ONI,...), pou sa rikonnèt Dwa désandans Moun natif natal Lanmérik èk Moun Lafrik pou yo touvé réparasyon, konpasasyon ; Pèp Karayib la pou sa mèt divini yo atè Lanmérik ; Yo ni Dwa léjitim asou tè yo ka viv jodi, tè zansèt yo épi yo menm ka wozé épi san yo, laswè yo jou kon lannwit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 17 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Zafè la fwans ka prétann i ni péyi Lanmérik ki ta'y dépi oliwon 1600 sé an vakabonajri kolonyalis éti pèp Galibi &#8212;Kalina - Awawak viktim atè péyi la Giyan. Sé an vakabonajri ba tout pèp désandans èsklav asou Dwa yo pou dispozé di tè yo kon yo lé. Atè Giyan sé vakabonajri asou Giyané, èspésyal asou désandans gawoulè Djouka, Saramaka, Boni.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 18 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prézans fwansé atè Matinik sé vakabonajri kolonyalis yo yé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fwansé ka kondané Matinitjé éti yo ka di ka fè konplo kont prézans yo. Fwansé ka fè tout bagay pou chèché fè disparèt Dwa Nasyonal Pèp Matinik. Yo ka toufé Moun Matinik an non sa yo menm ka kriyé « sureté de l'Etat » fwansé yo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 19 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dispozisyon éti Léta kolonyalis fwansé za pran épi ka pran kontèl nan 1946 pou yo sa fè Matinik vini an bouch yo « Département outre mer », sé désizyon tala sé konplo vakabonajri fwansé asou moun Matinik. « Outre mer » yo, sé désizyon rasis, ki lé fè nou konprann sé yo Fwansé Léwòp ka dékrété yo sé mitan nou, sé yo ka chèché mèt lèspri nou, sé yo Bondyé asou Latè, ... Dispozisyon 1946 yo ka mennen Matinik an sitiyasyon kontèl « l'apartheid » an mannyè fwansé. I ka chèché koubaré volonté Pèp Matinik pou rivandikasyon Dwa'y asou matjoukann natirèl li a ; Fwansé ka koubaré tou dékatman pèp Matinik, ka kondané lavi ba Matinitjé. Moun Matinik pé ka wouklé épi vini zonbi nan lojik fwansé a. Léta fwansé pa ka touvé kòy an larèl sa li menm siyé adan manman lwa Nasyon Ini (ONI) asou « le droit des Peuples à disposer d'eux mêmes, le droit à l'autodétermination ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 20 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun péyi Matinik ki an dwa kandida pou gouvèlman Matinik, sé moun ki sèvi yon sèl Nasyon, ta matinitjé a, san pyès dòt asou koté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 21 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moun ki pou djoubaké ba Léta Matinik la, sé moun éti ki ni Nasyonalité Matnik la.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artik 22 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pèp Matinik adan révolisyon'y pa lé dòt bagay ki libérasyon total péyi Matinik ; Matinik pou sòti anba jouk fwansé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; « Tout douvan ni an dèyè, gwo mòdan ni an tan pou i fini ekspwaté » (pawòl Mona)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Zansèt nou pa té fè gawoulé pou péyi nou sèvi lentéré Léwòp la.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fwansé sé Fwansé, Matinitjé sé Matinitjé ! Péyi a sé ta nou, Nasyon Matinik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Traduction en français du texte « Ba fondas Manman Lwa Nasyon Matinik »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;POUR UNE CHARTE NATIONALE MARTINIQUAISE&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du fondement de la Nation Martiniquaise :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;e Peuple Martiniquais est depuis le 22 mé 1848. La Nation martiniquaise est jeune ; la revendication du Peuple Martiniquais pour l'édification d'une nation peut être datée à compter de 1870. A cette date étaient présents sur le territoire martiniquais les différents éléments, immigrés volontaires ou non, de peuplement depuis le XVI è siècle :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; Des Africains des pays de l'Ouest, du golfe de la grande Guinée, du Sénégal Gambie, de pays Bantou côtiers Centre africain du Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; - des Asiatiques de l'Inde Tamoul , des Chinois, venus des comptoirs occupés par des colons européens ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; des Européens de France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'élément de peuplement Amérindien est préexistant. Nous sommes aussi, nous Martiniquais à jamais Amérindiens, Karayib, c'est à dire héritiers de l'esprit et du combat des guerriers Kalinas pour la revendication de nos terres, pour notre souveraineté totale sur la Martinique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est d'ailleurs ce message qu'en 1990, Kent August représentant du Conseil des Chefs du territoire Kalina en Dominique, (à l'invitation de l'ASSAUPAMAR) est venu nous délivrer au « tombeau des Caraïbes » entre Prêcheur et Saint Pierre, au pied du volcan de la Pelée :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Vous Martiniquais, vous êtes les héritiers en Martinique de notre combat ancestral contre l'invasion des colons Européens ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'invasion, les massacres, la spoliation des terres amérindiennes par les Européens débutés en 1492, et singulièrement par les Français en 1626 par l'occupation de AyAy (Saint Christophe, et en 1635 par l'occupation partielle de Gwanakaéra devenue Martinique, sont lourdement condamnables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; C'est ainsi que nos Peuples de la Caraïbe et des Amériques sont nés, dans la douleur, le sang des crimes, et le mépris affiché pour l'Humanité de l'Occident européen.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous proclamons que ces terres acquises de façon criminelle par les rois de France et redistribuées aux colons Français en Martinique dès 1674, ne sont régies par aucun droit valable. Ces crimes ne peuvent légitimer ni la propriété privée des terres par les actuels békés et Européens, ni la propriété étatique française.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DES MARTINIQUAIS DE SOUCHE :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;i l'on admet la date de 1870 comme date de naissance du fait national martiniquais, sont Martiniquais de souche tout ceux et toutes celles qui ont un lien de parenté avec un ancêtre issu du Peuple de la Martinique d'avant 1870.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les immigrés d'après 1870 sont Martiniquais dans la mesure où ils ont contracté un lien de parenté avec des Martiniquais de souche, mais encore épousés et intégrés les us et coutumes de ces Martiniquais de souche. Il est évident que ces immigrés ont eux aussi contribués au développement de la Culture martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi que sous nos tropiques Caraïbes, en Martinique, l'outre mer nord atlantique, l'Europe, n'est point « métropole » des Martiniquais ; mais certainement « métropole » des colons Français, depuis les génocides amérindiens, la traite, l'esclavage et la négrification des Noirs Africains, depuis le code Noir, ... puis des déportations de colonisés, Tamouls d'Inde, Congolais et Chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DES NOUVEAUX COLONS EUROPEENS :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;es immigrés venus d'outre mer nord atlantique s'installer aujourd'hui en Martinique, étrangers Européens et Français, qui n'ont aucun lien de parenté avec les Martiniquais, sont de nouveaux colons, agents d'un programme étatique français pour une nouvelle invasion de la Martinique, ayant pour objectif l'instinction du fait national Martiniquais et la maîtrise totale du pays pour la défense des intérêts français, des intérêts de leur « métropole » européenne. Très rare sont en effet les ressortissants européens débarquant dans nos pays dominés qui adhèrent aux idées de libérations nationales, aux principes d'autodétermination des peuples actuellement sous tutelle coloniale européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces nouveaux colons Français avec la complicité certaine de pseudo « martiniquais » assimilationnistes (se prenant pour des descendants de Gaulois), tentent d'acquérir la propriété privée de la terre martiniquaise grâce à leur puissance d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces nouveaux colons sont condamnés quelque soit la durée que prendra leur séjour, à rendre les terres qu'ils occupent à l'Etat martiniquais issu de la révolution du Peuple Martiniquais devenu souverain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La caste des békés est globalement au service des intérêts franco-occidentaux et est ainsi assimilée avec sa puissance d'argent aux « nouveaux » colons européens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les békés qui oseront transgresser cette logique de caste européenne seront dégagés de cette assimilation aux « nouveaux » colons nuisibles aux intérêts martiniquais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les authentiques filles et fils de la Martinique, au service de leur véritable nation, reconnaissent le génocide des Amérindiens, la traite et l'esclavage des Noirs Africains aux Amériques comme crimes Européens contre l'Humanité. En évoquant ces faits historiques, en se les remémorant les Martiniquais ne procèdent en aucun cas à des rites expiatoires comme cela est le cas des colonialistes Européens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CHARTE NATIONALE MARTINIQUAISE&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 1 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Peuple Martiniquais vivant en pays Martinique constitue une société distincte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Martinique est une Nation caribéenne et américaine. C'est une Nation dite « créole », c'est à dire qu'elle a pris naissance aux Amériques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 2 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Martinique, dans ses frontières naturelles insulaires et maritimes, constitue une unité territoriale indivisible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 3 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Seul le Peuple Martiniquais a des droits légitimes sur sa Patrie. Après l'avoir libérée, il exercera son droit à l'autodétermination, selon ses v&#339;ux et sa seule volonté ; le Peuple de la Martinique déterminera sa destinée en accord avec sa libre volonté et son libre choix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 4 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Martiniquais(es) sont des citoyen(ne)s Caribéen(ne)s qui résident habituellement en Martinique descendants :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour très peu, de survivants du génocide des Kalinas (Amérindiens Arawaks) ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Pour leur grande majorité des Noirs Africains originaires de Guinée, de Séné-Gambie, du Congo, réduit à l'état d'esclaves, devenus afro-américains, avant mé 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'Asiatiques, de Noirs Tamoul Nadu de l'Inde , de Chinois ; d'Africains Congolais, tous colonisés et déportés par les colonisateurs européens après 1848 à partir de 1853.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ressortissants de colonies du Moyen Orient (fin XIX è) ; colonisés Syriens, Palestiniens, Libanais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 1635 de ressortissants Européens originaires de la France venus de leur propre gré devenus Béké ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais encore de ressortissants originaires d'autres pays Caribéens Américains (devenus Martiniquais).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Peuple Martiniquais est un Peuple issu d'une société coloniale esclavagiste dite de Plantations (du système d'exploitation dit « d'Habitations », dans l'Etat de droit français fondé sur le code Noir dès 1685).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un Peuple de « sang mélés » fondé ethniquement et culturellement sur le substrat Noir Africain majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 5 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sont Martiniquais(es), tout ceux et toutes celles qui font le choix de l'identité nationale martiniquaise et qui sont mobilisés pour &#339;uvrer à la conception et au développement de l'Etat Martiniquais, qu'ils résident ou non sur le territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toute personne née de parents Martiniquais que ce soit en Martinique ou hors de la Martinique est Martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Etat Martiniquais garanti l'égalité de droit entre femmes et hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 6 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Amérindiens, descendants des Kalinas (Arawaks), les Karifunas (« Caraïbes Noirs »), résidant en « Territoire Caraïbe » de l'Etat de la Dominique, ceux de Saint Vincent, ceux déportés par les Anglais vers le Honduras, bénéficient d'une autorisation de séjour et du droit de circuler librement sur le territoire Martiniquais d'où ils ont été chassé par les Français à partir de 1658.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 7 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La communauté Haïtienne résidant en Martinique a droit de séjour particulier par solidarité Caraïbéenne. Car Haïti est notre pays repère :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est le pays de Makanndal, de Boukman, du serment du « Bwa Kay Man », de DESSALINE, le pays historique aux Amériques de la révolution totale anti esclavagiste et anti-colonialiste ; Première Nation Caribéenne constituée par des Noirs anciens esclaves, seule face aux puissances occidentales (principalement la France et les Etats Unis) racistes, esclavagistes, sous embargo depuis 1804. Les Haïtiens et Haïti ont été forcé de payer durant 100 ans (1825 à 1925), un prétendu « impôt », une prétendue « dette » qu'ils ne devaient à personne, à l'Etat Français.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Haïti condamnée à la misère, un peu comme l'Etat de Cuba aujourd'hui, à être exclu du monde pour ne pas influencer et servir de modèle à d'autres Nations en quête de justice, de liberté, de démocratie et de souveraineté sur leur propre espaces. Dès lors il s'agit pour ces puissances impérialistes pseudo démocratiques d'assurer l'isolement du pays et du peuple visé ; de manipuler l'opinion grâce à de puissants moyens, d'acculer le peuple isolé à se rebeller contre ses dirigeants révolutionnaires, pour ensuite intervenir et installer des dirigeants au service de l'impérialisme. Ainsi se font et se défont des dictatures et des dictateurs à la solde des puissances occidentales qui feignent de dénoncer les dictatures tout en les nourrissant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi que la constitution haïtienne dans son indépendance, en songeant à tous les Noirs encore esclaves, rebelles, ou colonisés aux Amériques et en Afrique, a prévue la possibilité pour tout Noir de pénétrer le territoire d'Haïti sans aucun passeport.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 8 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les communautés Syro Libano Palestinienne et Chinoise immigrées du début du XX è siècles, ont droit pour leur membres et descendants à l'acquisition ou non de l'identité nationale Martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 9 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ressortissants étrangers qui souhaitent résider en Martinique doivent obtenir des visas des autorités Martiniquaises.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ressortissants de nationalités européennes et notamment de nationalité française qui souhaitent résider en Martinique doivent s'engager à coopérer avec l'Etat Martiniquais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les personnes qui détiennent une double nationalité, une Martiniquaise et l'autre étrangère, sont ceux dont l'un des parents est de nationalité étrangère ; ces personnes n'ont pas besoin de visas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 10 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le statut de non résident, c'est à dire de touriste, est celui de tout ressortissant étranger qui séjourne moins de 90 jours sur le territoire Martiniquais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 11 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Martiniquais(es) comme d'autres Amérikaribéyens d'Haïti, Sainte Lucie, Dominique, Guadeloupe, Guyane, sont avant tout des créolophones, la langue officielle martiniquaise est donc la langue internationale Ka (Kayigwamalagwi dite kréyol).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 12 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La date symbole de la première manifestation du Peuple Martiniquais en tant que Nation est celle du 22 septembre 1870, à laquelle s'associent les premiers martyrs de notre cause nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette manifestation du fait national martiniquais avec l'apparition des couleurs nationales rouge vert, noir, s'inscrit dans le contexte historique de l'après 22 mé 1848 où les anciens maîtres békés conservent toute leur puissance politique de « propriétaires terriens », d'importateurs de main d'&#339;uvre, de bénéficiaire de réparations financières républicaine française post esclavage ; contexte historique de colonisation par les Etats européens de pays d'Afrique, d'Asie, d'Australie, et d'Amérique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, après le 22 mé 1848, les anciens esclaves au sortir des « Habitations » ont chercher à vivre en Martinique, ils ont gagné les Mornes, des bordures côtières « domaine de l'Etat français », mais encore les bourgs. Alors que le décret « d'abolition de l'esclavage » du 27 avril 1848, en son article 4 a prévu des dédommagements financiers pour les maîtres békés esclavagistes, et non pour les anciens esclaves !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre fait significatif, celui juridique qui conclu à l'abrogation d'une loi esclavagiste (extrait et non totalité du code Noir), par l'application d'un simple décret ministériel du 27 avril 1848 dans des colonies ; avec continuité de paiement pour Haïti d'une prétendue « dette » à la France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans ce contexte d'injustices, de racisme toujours esclavagiste en 1870, que nos ancêtres Martiniquais ont brandis nos couleurs nationales, ont fait le sacrifice de leurs vies, se sont rebellés, ont réclamés Terre et Justice, en revendiquant face au béké et Français la maîtrise du Pays Martinique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 13 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'unité caribéenne et la libération de la Martinique sont deux objectifs complémentaires. Chacun d'eux conduit à la réalisation de l'autre. L'unité caribéenne mènera à la libération de la Martinique, et la libération de la Martinique conduira à l'unité caribéenne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;uvrer en faveur de l'une revient à agir pour la réalisation des deux. Ce principe est valable pour la totalité des Nations caribéennes et américaines sous domination étrangères, telles la Guadeloupe, Porto Rico, la Guyane et tous ces Etats néo-colonies sous le joug des impérialismes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 14 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les conquêtes militaires réalisées par les massacres, l'esclavage l'extermination, la spoliation de terres des Peuples Amérindiens au nom de la sacro-sainte civilisation occidentale d'Europe, sont des crimes contre l'Humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi le nombre estimé d'Amérindiens vivant en Amazonie au début de l'envahissement Européen (XVIè siècle) est de 6 millions d'individus ; aujourd'hui (1992) les Amérindiens sont estimés au nombre de 300 000 dans l'Amazonie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 15 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les massacres, la traite et l'esclavage des Noirs Africains aux Amériques sont des crimes contre l'Humanité perpétrer au profit de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 16 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Réparation, compensations, et Droits légitimes pour les victimes héritières des ancêtres Amérindiens et Africains doivent être reconnus par la communauté internationale et ses organisations (ONU,...) en terme de souveraineté sur des dits « territoires européens » occupés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 17 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'occupation et la colonisation française aux Amériques depuis le XVII è siècle doivent être considérées comme une atteinte aux droits des Peuples Amérindiens à disposer de ces sols ; En mémoire des victimes, c'est encore une atteinte au droit des Peuples héritiers de disposer de ces sols ; tel en Guyane le Peuple Guyanais, et singulièrement les communautés de Noirs rebelles, les Djoukas, Saramakas, Bonis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 18 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La présence française en Martinique est condamnable et porte atteinte à l'existence même du Peuple Martiniquais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Etat français exerce une souveraineté sur les ressortissants Caribéens Martiniquais qu'il traite tels des sujets de sa républiques. La légitime revendication nationaliste est autant que possible jugulée ; le droit républicain français injustement imposé au Martiniquais prévoit logiquement la « criminalisation » des nationalistes au nom de la « sûreté de leur Etat français ». Cette logique « juridico légale » est aussi celle du pourrissement colonial.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 19 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les dispositions prise par l'Etat colonialiste français en 1946, établissant la Martinique sous le vocable de « département outre mer » sont des décisions illégales et artificielles quelle que soit le temps écoulé depuis cette date, car elles sont en contradictions avec les principes de la Charte des Nations Unies notamment en ce qui concerne le droit à l'autodétermination, contraire à la volonté du Peuple Martiniquais et à son droit naturel sur sa Patrie, en opposition avec l'épanouissement de la personnalité Caribéenne, contraire au développement économique, social et culturel du pays martiniquais dont le Patrimoine naturel est en train d'être détruit et la terre saccagée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Ces dispositions pseudo départementales françaises qui favorisent l'envahissement européen, conduisent la Martinique dans une situation similaire à celle de « l'apartheid » connue en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 20 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ont le droit d'être candidats pour la Présidence et le gouvernement de l'Etat martiniquais, ceux qui revendiquent et détiennent une seule et unique nationalité : la nationalité martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 21 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui pourront administrer l'Etat martiniquais devront détenir la nationalité martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article 22 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Peuple Martiniquais, s'exprimant par sa révolution rejette toute solution de remplacement à la libération totale de la Martinique ; Il rejette également toutes les propositions visant à la liquidation du conflit franco-martiniquais&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Médju MKBA web site : www.mkba-matinik.ht.st&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-11-06T22:59:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Les guyanais réclament d'être consultés !</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=232</link>
		<date>2003-11-03 00:22:51</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Le 13 juillet dernier, 10 conseillers généraux décidaient par leur vote de ne pas ratifier les résolutions du Congrès des élus de la Région et du Conseil Général à propos de l'évolution statutaire de la Guyane. De son côté, la Région adoptait ces résolutions sans problèmes. Ce vote des conseillers généraux UMP &amp; associés, refusaient ainsi que la population de Guyane soit consultée sur son avenir. Il laissait augurer une man&#339;uvre politicienne en vue des prochaines élections régionales et cantonales de 2004 pilotée par l'UMP et son chef Léon Bertrand vue de s'approprier les postes de Présidents du Conseil Général et Régional.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant ce temps, en Martinique et en Guadeloupe successivement, le gouvernement français annonçait un probable referendum pour le 7 décembre, conformément aux résolutions de leurs Congrès respectifs sur l'avenir institutionnel de leurs territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le refus obstiné et anti-démocratique du gouvernement français de consulter la population de Guyane dans le même temps alors que le Congrès des élus guyanais s'était prononcé pour dès le 21 juin POUR et sous prétexte que 10 conseillers généraux (alliés UMP) sur les 50 élus du Congrès s'y opposent, a conduit le MDES à prendre l'initiative d'une pétition populaire envers les citoyens de Guyane pour que ceux-ci se prononcent pour la tenue du referendum en Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette campagne de pétition qui s'est déroulée du 17 au 27 octobre a vu réclamer par 5086 signatures (+de 10% du corps électoral), l'organisation du referendum en Guyane. La copie de l'acte d'huissier a été envoyée au Président de la République française en lui demandant d'organiser la consultation conformément aux engagements du début d'année pour la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane et en tenant compte de la volonté des guyanais. De plus, le secrétaire général du MDES Maurice PINDARD, par ailleurs Conseiller Régional et Conseiller Municipal à Rémire-Montjoly, a décidé d'entamer une grève de la faim ce jour pour s'opposer au refus du gouvernement de consulter la population de Guyane et pour réclamer l'organisation effective de ce referendum à Jacques CHIRAC. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Le secrétaire général adjoint du MDES, Jean-Victor CASTOR&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ d'infos sur http://www.mdes.org&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-11-02T23:22:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>&quot;Maurice PINDARD, élu au Conseil Régional de Guyane, 9ème Vice-président et Conseiller municipal de la ville de Rémire-Montjoly, décide de faire un geste fort dans son symbole pour accompagner et appuyer les 5000 signatures obtenues en moins de 10 jours en faveur de la consultation populaire en Guyane &quot;</title>
		<link>http://www.jenndoubout.org/breve.php3?id_breve=231</link>
		<date>2003-11-03 00:18:50</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Cayenne, le 28 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;	&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur le Président&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui 28 octobre 2003, moi, Maurice PINDARD, élu au Conseil Régional de Guyane, 9ème Vice-président et Conseiller municipal de la ville de Rémire-Montjoly, je décide de faire un geste fort dans son symbole pour accompagner et appuyer les 5000 signatures obtenues en moins de 10 jours en faveur de la consultation populaire en Guyane&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez donc maintenant en main, Monsieur le Président, deux éléments qui peuvent vous conduire à prendre une décision en faveur de la Consultation des habitants de la Guyane :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; 5000 signatures, soit 10% du Corps électoral de Guyane, ce qui est énorme
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; un geste fort de « grève de la faim » d'un élu régional (9ème vice président) et conseiller municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'attends avec sérénité votre réponse en vous disant que :
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; si il y a des élus de Guyane capables de renier leur vote, leur signature et comploter contre la consultation des électeurs de Guyane,
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-' /&gt; il y a aussi des élus (j'en suis un) qui sont capables d'exiger le respect des principes démocratiques et se référer à la morale et à l'éthique pour que le droit des électeurs au référendum local soit respecté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous demande donc, Monsieur le Président de la République française de vous élever au dessus des tractations politiciennes d'où qu'elles viennent et de faire droit à la demande légitime, manifeste et légalement constatée des habitants de Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;	Recevez, Monsieur le Président, mes salutations guyanaises.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maurice PINDARD.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-11-02T23:18:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	

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